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Le territoire dunkerquois à la pointe de la transition énergétique

Le territoire dunkerquois concentre de très gros producteurs d’énergie, faisant de lui la première plateforme énergétique européenne : la plus importante centrale nucléaire d’Europe de l’Ouest, une centrale thermique à cycle combiné alimentée par des gaz sidérurgiques et du GNL, l’atterrage d’un gazoduc directement relié à la Norvège et, depuis 2017, un terminal méthanier à l’avant-port ouest de Dunkerque. Cet atout, le territoire souhaite aujourd’hui le conserver. Et même le développer puisqu’il opère actuellement une transition vers les énergies renouvelables.

La perspective des implantions d’un champ éolien offshore au large de ses côtes à l’horizon 2026 et d’une unité de production d’hydrogène vert portée par la société française H2V, vont dans ce sens. Par ailleurs, le territoire accueille des projets énergétiques novateurs comme un démonstrateur « Power to Gas » porté par Engie et la Communauté urbaine de Dunkerque, alors que des projets de méthanisation et de biogazéification, tant agricoles qu’industriels, se concrétisent régulièrement. Ce fort engagement dans la transition énergétique, qui doit apporter au territoire un important levier de croissance, est désormais reconnu au niveau national puisque Dunkerque figure parmi les 24 lauréats de l’appel à projets « Territoire d’Innovation » sur le thème de « Dunkerque, l’énergie créative », dont l’un des axes est justement dédié à la transition énergétique.

Dunkerque, un territoire qui se tourne vers l’hydrogène vert et l’éolien

L’hydrogène vert, c’est-à-dire créé à partir de l’hydrolyse de l’eau obtenue par l’emploi d’électricité issue des énergies renouvelables, intéresse beaucoup le territoire dunkerquois. D’abord parce qu’il s’apprête à accueillir le champ éolien off-shore le plus important de France avec une production attendue de 600 mégawatts en 2026. Or, l’hydrogène vert est un moyen très intéressant de stocker l’électricité renouvelable, issue de l’éolien par exemple, sous forme de gaz qui peut, ensuite, être injecté dans les réseaux de gaz naturel existants.

Ensuite, parce que le territoire accueille depuis 18 mois un démonstrateur « Power to Gas », porté par le fournisseur d’énergie, ENGIE, et la Communauté urbaine de Dunkerque. Installé dans un nouveau quartier de Cappelle-la-grande, ville située à la périphérie de Dunkerque, ce démonstrateur, première française, permet d’injecter jusqu’à 20 % d’hydrogène dans le réseau de gaz naturel afin de chauffer et de fournir en gaz ménager 200 logements et un centre médical. Ce mélange « gaz-hydrogène » est appelé Hythane©. A terme, l’idée est bien évidement d’utiliser de l’hydrogène vert pour le fabriquer.  Ce projet est d’autant plus regardé qu’il est doté d’un volet industriel. Il prévoit, en effet, dans les prochaines années, une production d’Hythane© à grande échelle afin que celui-ci puisse servir de carburant « vert » pour les autobus du réseau urbain qui fonctionnent déjà, dans leur majorité, au GNV.

Enfin, parce que la société parisienne, H2V industry, porte depuis plusieurs mois un projet d’implantation d’une unité de production d’hydrogène vert sur un terrain du port de Dunkerque. Le projet est actuellement soumis à enquête publique. Il prévoit une production de 28 000 tonnes d’hydrogène vert par an. Le potentiel de l’hydrogène vert est immense. Au-delà d’une utilisation comme carburant, il peut également remplacer l’hydrogène issu des énergies fossiles, déjà utilisé par l’industrie aujourd’hui.

Dunkerque, un territoire engagé dans la filière « méthanisation »

Le territoire dunkerquois est à la fois industriel et agricole. Une particularité qui lui permet de disposer de nombreux gisements de biomasse, agricoles et agroalimentaires, indispensables aux projets de construction d’unités de méthanisation. A cela s’ajoute la collecte des déchets ménagers, qui peuvent, eux aussi, être valorisés dans la filière méthanisation. La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) et la Communauté de communes des Hauts-de-Flandre (CCHF) sont particulièrement attentives aux projets privés qui émergent, dans ce domaine, et se sont engagées à les accompagner au mieux, tant dans les démarches administratives que pour favoriser leur acceptabilité par les riverains. Sur le territoire dunkerquois, quatre exploitations agricoles ont déjà démarré des unités de méthanisation. Trois autres projets sont en cours et déjà bien avancés. D’autre part, deux projets industriels devraient se concrétiser en 2020 : Une unité de méthanisation à partir des boues issues du raffinage et de la glycérine issue de la fabrication de biodiesel chez Ch. Daudruy Vancauwenberghe et fils et un démonstrateur de biogazéificateur (à partir des déchets plastiques non recyclables) chez Econox.

Dunkerque, un territoire qui décarbone les mobilités

Depuis le 1er janvier 2017, le terminal méthanier de Dunkerque, dont l’actionnaire majoritaire est désormais le belge Fluxys, est entré en phase d’exploitation. En 2019, il a terminé un important investissement destiné à implanter une station-service au GNL afin d’approvisionner jusqu’à 3 000 camions citerne par an. L’objectif est d’aller approvisionner le Honfleur, un bateau de la compagnie Brittany Ferries, qui fait la liaison entre Ouistreham et l’Angleterre, et qui est propulsé au GNL. Le GNL, bien moins polluant que le fuel marin (il émet plus de 90 % de moins de CO2 dans l’atmosphère) est vu comme le carburant de l’avenir pour le transport maritime. Si le marché est aussi porteur qu’espéré, deux autres quais pourraient être implantés pour porter la capacité du terminal à 9 000 camions par an à moyen terme pour, ainsi, pouvoir ravitailler d’autres navires dans d’autres ports. Le terminal réalise actuellement un autre investissement, toujours sur le volet « GNL carburant ».  Il s’agit là d’adapter la jetée et ses équipements afin qu’elle puisse accueillir des méthaniers-avitailleurs qui sont de bien plus petite taille que les méthaniers conventionnels.  Ceux-ci auront pour mission d’aller avitailler, en mer, les navires à propulsion GNL.

Autre manière de décarboner les mobilités : L’instauration depuis septembre 2018 du bus gratuit sur l’ensemble du territoire de la Communauté urbaine de Dunkerque. Une initiative qui a permis de quasi doubler en moyenne le nombre de personnes transportées par le réseau de bus urbain. C’est d’autant plus vertueux que, depuis plusieurs années, Transdev, l’entreprise chargée de la gestion du réseau de bus urbain de la Communauté urbaine de Dunkerque, a entrepris de renouveler sa flotte de bus et d’investir dans des véhicules fonctionnant au carburant BioGNV, issue de la méthanisation, bien moins émetteur de CO2. Une station d’approvisionnement a d’ailleurs été spécialement installée. Actuellement, les 2/3 de ses 110 bus fonctionnent au BioGNV. A terme, c’est l’ensemble du parc qui sera concerné.

Dunkerque, un territoire labélisé « Territoire d’Innovation » engagé dans la transition énergétique

Le 13 septembre 2019, le territoire dunkerquois a été labélisé « Territoire d’Innovation ». Il est le seul territoire des Hauts-de-France à avoir été retenu par cet appel à projets, lancé par l’État en 2017 pour dynamiser l’innovation des collectivités territoriales. Juste récompense pour le Dunkerquois qui s’est mobilisé durant deux ans pour préparer ce dossier baptisé « Dunkerque l’énergie créative » avec plus de 70 partenaires associés à la CUD, dont le port de Dunkerque, la CCI Hauts-de-France et la CCHF. Cette labélisation offre au territoire une enveloppe globale de 288 millions d’euros pour développer son innovation et accélérer sa transition économique et écologique. L’un des trois volets de son projet concerne directement l’énergie, avec en ligne de mire l’accélération de la transition énergétique et des énergies renouvelables. L’idée est de structurer une véritable filière. Pour cela, le territoire va s’appuyer sur des travaux de recherches menées notamment à l’Université du littoral Côte d’Opale pour optimiser la production et la purification du biogaz, réduire au maximum les émissions de CO2 de la centrale thermique DK6, réfléchir au reconditionnement de l’éolien terrestre, développer une filière hydrogène pour alimenter, à l’avenir, le réseau de gaz de ville, permettre le stockage des énergies renouvelables et favoriser la mobilité décarbonée.

« Parc d’innovation Euraénergie »

Le parc EuraÉnergie accompagnera ces innovations en structurant une nouvelle gouvernance multi-acteurs. Avec son campus et son usine-école, intégrant des démonstrateurs de technologies innovantes, il anticipera l’évolution des modes de production et les besoins en compétences afin d’améliorer la compétitivité du tissu économique. En lien avec la Communauté entrepreneuriale (La Turbine), il participera à la création de valeur, d’entreprises et d’emplois.

La Toile énergétique©, un atout supplémentaire pour accélérer les ambitions du territoire

Développée par l’Agence d’Urbanisme Flandre Dunkerque, la Toile énergétique© est un outil unique au monde qui offre, d’un seul coup d’œil, une représentation de l’écosystème énergétique du territoire dunkerquois. Elle permet d’identifier les ressources et énergies importées, produites, transformées, échangées entre les entreprises, les consommateurs et les stockeurs et avec d’autres territoires. Au-delà de cette observation, elle est une aide précieuse pour identifier des opportunités : économie circulaire, récupération d’énergie, valorisation de déchets agricoles en biométhane, développement d’énergies renouvelables. Elle s’adresse à l’ensemble des acteurs de la transition énergétique.

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